Santé et Vin : Espérance de vie – Le bénéfice global

Si le nombre d’études consacrées aux effets de la consommation d’alcool sur les maladies cardio-vasculaires est désormais très important, des recherches qui mettent en évidence des effets divergents selon le type de boisson alcoolisée consommée et pour des causes de maladie et de mortalité autres que les problèmes cardio-vasculaires, demeurent restreintes. En 1991, le Dr Serge Renaud avait déclenché une couverture médiatique spectaculaire et encouragé des chercheurs à travers le monde à explorer les liens pouvant exister entre une consommation modérée d’alcool, puis de vin, et une meilleure santé. A l’époque, ses conclusions – regroupées sous le nom de “French Paradox” – vantaient les mérites d’une consommation modérée d’alcool dans la lutte contre les maladies coronariennes. Depuis, de nouvelles études lui ont permis d’affiner ses recherches, qui portent aujourd’hui à la fois sur l’effet spécifique des différents types de boissons alcoolisées et sur les grandes maladies dont souffrent les pays industrialisés, parmi lesquelles les maladies cardio-vasculaires et le cancer.
Parallèlement, au Danemark, le Dr Morten Gronbaek et une équipe de chercheurs ont mené des recherches permettant, elles aussi, d’établir l’association entre la consommation des différents types de boissons alcoolisées et la mortalité.
Les deux études sont arrivées à des conclusions identiques : le vin confère une protection supérieure aux autres boissons alcoolisées, non seulement dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires mais aussi pour d’autres maladies, comme le cancer, permettant de réduire de manière significative la mortalité toutes causes confondues.

“Le bénéfice cardio-vasculaire global considérable apportée par une consommation quotidienne de 1-5 verres de vin, ne pouvait expliquer que 30-40% de la mortalité toutes causes confondues plus faible… Nous concluons qu’une consommation modérée d’alcool, essentiellement sous forme de vin, semble protéger du décès, non seulement de maladie coronarienne et de maladies cardio-vasculaires en général, mais aussi d’autres
causes”. Dr S. Renaud

Quand on parle de réduction de risque de mortalité, qu’est-ce que cela signifie en termes d’espérance de vie ?
“Une étude du Dr Gronbaek, publiée avant celle de 1995, a abordé la question du gain en termes de décès pour les consommateurs modérés d’alcool, tous types de boissons confondus. On estime que le gain en termes d’espérance de vie se situe entre trois et cinq ans. Sans paraître spectaculaire, il implique une réduction du risque d’incidence de toutes maladies et des conséquences en terme de qualité de vie. Cela ne signifie pas pour autant que le vin doit être considéré comme un médicament, mais plutôt comme un produit sain entrant dans une alimentation saine”.

Quand on parle de réduction de risque de mortalité, qu’est-ce que cela signifie en termes d’espérance de vie ?
“Une étude du Dr Gronbaek, publiée avant celle de 1995, a abordé la question du gain en termes de décès pour les consommateurs modérés d’alcool, tous types de boissons confondus. On estime que le gain en termes d’espérance de vie se situe entre trois et cinq ans. Sans paraître spectaculaire, il implique une réduction du risque d’incidence de toutes maladies et des conséquences en terme de qualité de vie. Cela ne signifie pas pour autant que le vin doit être considéré comme un médicament, mais plutôt comme un produit sain entrant dans
une alimentation saine”.

L’étude de Nancy

Une consommation modérée de vin est associée à une réduction de 30 % de la mortalité toutes causes confondues.
La première étude prospective en France sur les effets bénéfiques pour la santé d’une consommation modérée de vin, réalisée sous la direction du docteur Serge Renaud et publiée en mars 1998 dans la revue scientifique américaine Epidemiology, a mis en évidence une réduction de 22% de la mortalité par cancer et de 30% de la mortalité toutes causes confondues pour les consommateurs modérés de vin, par rapport aux abstinents. Il s’agit bien de vin, car sur la population de 34 000 hommes âgés de 40 à 60 ans étudiée entre 1978 et 1983 dans le cadre d’un bilan médical de la Sécurité sociale dans l’Est de la France, 77 % étaient des consommateurs de vin, et la consommation de vin représentait 82 % de la consommation totale d’alcool. L’équipe du docteur Renaud a suivi cette population pendant 10 à 15 ans, ajustant les données recueillies en fonction de variables telles l’éducation, le tabagisme, l’activité physique et la consommation de boissons, dont les boissons alcoolisées. L’objectif était de “déterminer l’association entre la consommation régulière d’alcool, essentiellement du vin, et la mortalité toutes causes confondues, de même que la mortalité de causes spécifiques”.
Une courbe en forme de J a été établie pour la mortalité toutes causes confondues. Les maladies cardio-vasculaires et la maladie coronarienne ont présenté un risque diminué de 35 % pour une consommation de deux à trois verres de vin par jour, tandis que la diminution de 18- 24% du risque de cancer a été observée avec une consommation de un à trois verres.
Ces résultats, qui élargissent considérablement la portée des connaissances sur le lien entre le vin et la santé et corroborent des résultats antérieurs – notamment ceux de l’Etude danoise publiée en 1995 – “semblent confirmer la supposition que ce que l’on appelle le “Paradoxe français” est dû, au moins en partie, à la consommation régulière de vin”, conclut le docteur Serge Renaud.

L’étude Danoise n°1
Seul le vin réduit de façon significative la mortalité toutes causes confondues
L’étude dite “danoise”, réalisée par une équipe de chercheurs à Copenhague coordonnée par le Dr Morten Gronbaek, a posé un jalon dans les recherches sur les effets bénéfiques sur la santé d’une consommation modérée de vin. En effet, pour la première fois, une étude – dont l’impartialité est assurée par son financement gouvernemental – a examiné l’association entre les différents types de boissons alcoolisées et la mortalité globale. Après avoir suivi une population de plus de 13 000 hommes et femmes âgés de 30 à 79 ans entre 1976 et 1998, le Dr Gronbaek et son équipe ont conclu que “le risque de mortalité diminuait progressivement, parallèlement à une augmentation de la consommation de vin : par rapport à un risque relatif de 1,0 pour ceux qui ne consommaient jamais de vin, le risque relatif pour ceux qui consommaient entre 3 et 5 verres de vin par jour était de 0,5 l. En revanche, ni la consommation de bière ni celle de spiritueux
n’était associée à une réduction du risque”.
Pour une consommation de 3 à 5 verres de vin par jour, le risque de mourir d’une maladie cardio-vasculaire ou cérébrovasculaire s’élevait à 0,4 par rapport à 1,0 pour les non consommateurs. Pour les autres causes de mortalité, cette même consommation était associée à une diminution de 50 % du risque par rapport à ceux qui ne consommaient pas de vin. Pour le Dr Gronbaek la différence entre les trois types de boissons alcoolisées étudiées est donc claire : “nous avons trouvé que la partie descendante de la courbe décrivant la relation entre l’alcool et la mortalité s’expliquait presque exclusivement par l’effet de la consommation de vin… Nos résultats, qui indiquent que seule une consommation de vin réduit de façon claire le risque à la fois de décéder de maladies cardio-vasculaires et cérébrovasculaires, et le risque de mourir d’autres causes, suggèrent que d’autres facteurs que l’alcool ayant une action plus large peuvent être présents dans le vin”.

Source : www.vin-sante.org

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