Santé et Vin : Effets du vin sur la santé

Thème “vin et santé” avec la participation de deux médecins allemands qui ont fait le point sur les dernières études scientifiques à ce sujet.

L’organisateur de la soirée, le Dr Fred-Holger Ludwig, a présenté le programme en s’appuyant sur les plus récentes études publiées par la Deutsche Wein Akademie : historique du vin, effets d’une consommation modérée de vin sur les maladies cardiovasculaires, cérébrales, le diabète, le cholestérol et le cancer.
Au cours des différentes présentations, les intervenants ont fait le point sur les résultats des études, qui globalement conduisent les chercheurs à affirmer qu’une consommation modérée de vin a des effets positifs sur la santé. Une consommation modérée de vin représente pour une femme entre 20 et 30 g d’alcool par jour, soit 0,2 à 0,3 litre de vin, ce qui correspond à 1 ou 2 verres au maximum lors du repas. Pour un homme, elle se situe entre 30 à 40 g d’alcool par jour soit 0,4 à 0,5 l de vin par jour ce qui correspond à 2 ou 3 verres au maximum pris lors des repas. Au-delà, on considère qu’il y déjà abus de consommation avec risque de dépendance. Pour mémoire, la quantité d’alcool contenue dans un litre de bière est de 40 g, alors qu’il est de 88 g dans du vin à 11° et 280 g dans un spiritueux à 35°.
Cet effet positif s’explique par une baisse du taux de mauvais cholestérol (à l’origine de l’artériosclérose) et une augmentation de celui du bon cholestérol, une baisse de la quantité des fibrinogènes (diminution du risque de formation de caillot responsable d’accidents cardiovasculaires et cérébraux), sans oublier les effets antioxydants des phénols (agissant comme inhibiteurs des radicaux libres responsables pour une grande part des maladies du cœur mais aussi des cancers).
Par ailleurs, il ressort que le taux de mortalité globale des consommateurs modérés de vin est plus faible que chez ceux qui demeurent totalement abstinents (études de Thun et al. 1997 et de Groenbaek et al. 1995).
Toutefois dans leur étude, MM. Rehm, Gutjahr et Gmel, ont démontré que seules les catégories
d’âge supérieures à 45 ans peuvent escompter vivre plus longtemps en raison de l’effet protecteur de l’alcool contre les maladies cardiaques : la quantité d’alcool absorbée joue toujours un rôle crucial.
Baisse du taux de sucre
dans le sang
L’étude dite Diabetes-AhrWeinStudie menée par les Dr. Gerhard Kreuter et Karl-Heinz Hauser (spécialiste du diabète), révèle que la consommation modérée de vin diminue le taux de sucre dans le sang. L’alcool réduit la résistivité des cellules à l’insuline ainsi que le taux des triglycérides, sans oublier les effets bénéfiques des polyphénols et des antioxydants. Ce qui fait dire au Dr Hauser : “Les diabétiques doivent se passer de bien des choses mais rien ne leur interdit un verre de vin au quotidien.” Ces faits sont d’ailleurs largement relatés par la Deutsche Wein Akademie (www.deutscheweinakademie.de).
En dernier lieu, le Dr Ludwig fait état d’études récentes portant sur les polyphénols présents dans le vin blanc et rouge, tel le resvératrol à qui on prête une action protectrice contre le cancer ainsi qu’un effet antiviral, neuroprotecteur, anti-âge et anti-inflammatoire. Les études menées indiquent qu’une consommation modérée de vin serait, là aussi, bénéfique.
En résumé, selon les deux intervenants, les Dr Jung et Ludwig, consommer modérément du vin serait bénéfique pour notre santé à condition également d’avoir une alimentation correcte et équilibrée de type méditerranéen avec une bonne proportion de fruits et légumes, et de pratiquer une activité physique régulière.
Roland Eyermann

Le Dr Fred-Holger Ludwig, l’un des protagonistes et animateurs de ces soirées

Source : Site des Vignerons Indépendants d’Alsace

This entry was posted in Uncategorized and tagged . Bookmark the permalink.